sam., 25/02/2017

"Les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel" par Cyril Aubert le 10 mars à 9h à Besançon - Société de Médecine du Travail et d'Ergonomie de Franche-Comté

Bonjour à tous,

Voici le calendrier des séances de la SMTEFC pour 2017:

10 mars, 05 mai, 15 septembre et 17 novembre.

Le 10 mars, la SMTEFC invite Mr Cyril Aubert à nous expliquer les limites des aménagements dimensionnels en milieu professionnel. Il donnera aussi des recommandations pour retenir un siège ergonomique.

La séance se tiendra comme d'habitude au restaurant: Le Trépillot, rue Jouchoux à Besançon. Accueil caféiné 8h30.

Le bureau de la SMTEFC change de présidence. Mr Sébastien Hof, psychologue du travail, reprend le flambeau.

Le bureau a opté pour une double présidence Médecin et Membre non Médecin. Dr Simon, assure l'intérim de cette coprésidence, médecin, en plus de sa fonction de trésorier.

Nous faisons appel à de nouvelles candidatures pour être membre au bureau. La coprésidence sera désignée par les membres du bureau à sa prochaine réunion.

Le bureau accueille aussi 2 nouveaux membres: Mr Jean-Michel Nzikou et MR Cyril Aubert.

Le nouveau président et les nouveaux membres se présenteront à vous le 10 mars à 9h, début de la séance. Mr Aubert prendra la parole à 10h.

Merci de bien vouloir diffuser cette invitation à vos collègues.

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ven., 24/02/2017

Nos références

Ils nous ont fait confiance :

comundi.jpgserenitude.pngLogo_Conseil_General_des_Pyrenees-Atlantiques_2010.jpgleroy-merlin-logo-300x267.jpglogo.jpgMSE_formation.jpgAssociation_le_Bonlieu.jpgpsya_logo.pngQualisocial.jpglogo-marpa.pngsifco_logo.gifconseil_general_haute_saone.jpglogo-calypso.pngIRTS-FC.jpgchu_besancon.pnguniversite_franche-comte.jpgInset.jpgpep21.jpgpep71.jpgCH_de_Saint-die.jpgAdapei70.jpg villedijon.pnganode_management.gifgroupeTWC.pngecm-besancon.jpg263px-Universite_de_Bourgogne__logo_.svg.pngsstbtp_besancon.jpglogoMSA.pngpsychologies.com.pngcoindusalarie.pngfigaro.jpgRMC.jpgvaleatis.gifcliment_TP.pngDepartement_Jura.pngJCE.pnglogoMGEN-RVB-200x200.jpgsimt_logo.gifLOGOSMT.pngLogo_ALLIANCE_COMTOISE_resized.jpgDoubs__25__logo_2013.pngindex.pnglogodialectica.pngLogo_Dreal_FrancheComte_BD.JPGlogoCH_quingey.pngEhpad-Flangebouche.jpglogo ALSACE NON VECTO  cmjnDemoulin-fedy.jpgecm-besancon.jpgetre-handicap_information.gifgrandbesancon_habitat.gifvice_news_og_image.jpgLogo_MF_Territoitre_de_Belfort.jpgsnalc.jpgCDSR_Tilleroyes.jpgFrance_Bleu_Besancon_logo_2015.svg.pngLogo-laposte.pngLogo_L__Est_re_publicain.jpglogo_ophdole.pnglogoCD90.pnglogo-st-gilles.jpglogo_Sogera_expertise.pnglogo_marie_claire.pngFiday_Gestion.jpg

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jeu., 23/02/2017

Définition du mi-temps thérapeutique, temps partiel thérapeutique

Le temps partiel thérapeutique permet à une personne, qui était en arrêt maladie de reprendre son activité professionnelle de façon progressive. On parle souvent de mi-temps thérapeutique, parce que le temps partiel thérapeutique prend souvent la forme d’un mi-temps, néanmoins […]

Billet original sur ATOUSANTE

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mer., 22/02/2017

Cancer du sein et expositions professionnelles

Depuis plusieurs décennies, on assiste à une augmentation constante des taux d’incidence du cancer du sein dans les pays industrialisés. On suspecte fortement les expositions d’origine professionnelle mais on dispose de peu d’études qui portent sur les facteurs de risque […]

Billet original sur ATOUSANTE

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lun., 20/02/2017

[RAPPORT] L’épuisement professionnel (ou burn out), « Une réalité en mal de reconnaissance »

Épuisement professionnel (burn out) : Commission des affaires sociales – Réunion du 15 février 2017.

La mission parlementaire mise en place à la suite du débat national sur la reconnaissance du burn-out, vient de présenter ses travaux :

Gérard SEBAOUN, rapporteur de la mission d’information relative au syndrome d’épuisement professionnel (ou burn out) :

Mes chers collègues,

Notre rapport ne prétend pas à l’exhaustivité et il tente de mieux cerner la réalité complexe de l’épuisement professionnel dans une société en profonde mutation.

Alors que depuis des décennies la question cruciale de l’emploi et du chômage submerge jusqu’à l’étouffer la question du travail, des chercheurs, des universitaires, les représentants d’organismes ou d’institutions publics ou parapublics, des praticiens travaillent sur la question de l’épuisement professionnel.
Ils n’ont jamais cessé de réfléchir et d’étudier le travail et ses transformations profondes.
Dans le cadre de la mission, nous les avons entendus et interrogés lors de 35 auditions dont 12 tables rondes ou auditions conjointes. Au total c’est une centaine d’interlocuteurs représentatifs que nous avons rencontrés, et dont la liste figure en annexe du projet de rapport.

Nous faisons le constat que les bouleversements du monde ont charrié des changements profonds qui façonnent le quotidien de nos concitoyens. La mondialisation des échanges n’est ni heureuse, ni porteuse de tous les maux, c’est une réalité comme le sont la mécanisation, la robotisation, la tertiarisation de l’économie, la numérisation et les nouveaux modes de communication, l’apparition de nouvelles méthodes d’organisation du travail, son intensification et la généralisation de nouvelles méthodes de management.

Cette conversion de l’économie et des modes de production ne relève pas, dans l’immense majorité des cas, d’un choix des travailleurs, qu’ils exercent dans le secteur privé, au sein d’une des 3 fonctions publiques, qu’ils soient indépendants comme les agriculteurs exploitants.

La souffrance psychique au travail est une réalité grandissante qui ne s’est pas substituée à la pénibilité physique. En effet, celle-ci reste l’apanage de nombreuses branches professionnelles, mais bénéficie d’une prévention qui a progressé et s’est développée avec des protections individuelles ou collectives.

Rappelons une évidence, celle de la responsabilité de l’employeur, quel qu’il soit, de la TPE à la multinationale, prévue par l’article L 4121-1 du code du travail : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Le code du travail précise les principes généraux de prévention, d’information, les relations sociales, l’organisation du travail et les conditions de travail, les nouveaux risques et notamment ceux liés au harcèlement moral, au harcèlement sexuel et aux agissements sexistes. L’employeur a l’obligation d’évaluer les risques physiques et psychiques au travers du Document unique d’évaluation des risques (DUER), un préalable nécessaire à la mise en oeuvre des actions de prévention.

Nous avons également été conduits à nous interroger sur l’effacement progressif et généralisé de la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle, facilité notamment par les nouveaux outils de communication avec des conséquences parfois dramatiques.

Nous avons ordonné ce rapport en 6 grands chapitres qui sont autant de questions et 27 propositions de portée inégale, j’y reviendrai.


LIRE LA PRÉSENTATION DU RAPPORT (Doc Pdf)

* * *

LIRE LA LISTE DES PROPOSITIONS
(page 99 du rapport provisoire) sur le site du Député Gérard Sébaoun

* * *

Voir ou revoir l’audition de Marie Pezé à la Commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale
(Juillet 2016)

Burn-out, épuisement professionnel : vidéo Marie Pezé Assemblée nationale

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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jeu., 16/02/2017

Les conseils d'un psychologue du travail sur le harcèlement moral

Les conseils d'un psychologue du travail sur le harcèlement moral
Les conseils d'un psychologue du travail sur le harcèlement moral

Le harcèlement moral est de plus en plus fréquent et cause de plus en plus de maladies liées au travail. Afin d’aider nos lecteurs salariés, le Coin du Salarié a posé des questions à Monsieur Lionel Leroi-Cagniart psychologue du travail.

Catégorie: 

Billet original sur Coindusalarie.fr

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Guide 2017 de prévention et de traitement des situations de violences et de harcèlement dans la fonction publique

Les violences et le harcèlement sont des réalités dans la sphère professionnelle, tant dans le secteur privé que dans la fonction publique.

Différentes enquêtes statistiques permettent d’apprécier l’ampleur et les formes que prennent les violences et le harcèlement, ainsi que les publics qui en sont plus particulièrement victimes.

Ainsi, l’enquête « Surveillance médicale des expositions aux risques professionnels » (SUMER, réalisée en 2010)(1) révèle que 22 % des salariés déclarent être confrontés systématiquement à un ou plusieurs comportements hostiles dans le cadre du travail, en particulier de la part du collectif de travail (collègues ou hiérarchie). Les fonctionnaires se déclarent plus souvent touchés que la moyenne des salariés (24 %).

À la suite de l’accord du 20 novembre 2009 sur la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, l’accord sur la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique, signé le 22 octobre 2013, a réaffirmé l’importance des enquêtes statistiques sur les risques professionnels, les conditions de travail et les risques psychosociaux.

Ainsi, l’enquête « Conditions de travail – édition 2013 » offre des résultats détaillés sur les conditions de travail et les risques psychosociaux dans la fonction publique, notamment par famille de métiers (2).

Elle montre que la fonction publique est plus souvent exposée aux « exigences émotionnelles » que le secteur privé. 43 % des agents de la fonction publique vivent des situations de tension dans leurs rapports avec le public ; près de 5% déclarent avoir été victimes, au cours des douze derniers mois, d’une agression physique ou sexuelle de la part du public. C’est particulièrement le cas dans les familles de métiers « Justice » (76 %) et « Action sociale » (67 %). De par la nature de leurs métiers, les agents publics doivent souvent calmer les gens (72 %) ou côtoyer des personnes en détresse (67 %). Les familles les plus exposées sont celles des « Soins », de « l’Action sociale », de la « Justice » et de la « Sécurité, défense ».
Les agents de la fonction publique hospitalière, les femmes, les agents de catégorie C ont également un risque plus élevé d’avoir un travail émotionnellement exigeant.

Les agents de ces familles sont également plus souvent victimes d’agressions verbales de la part du public. C’est le cas de plus de 40 % des agents des familles « Sécurité, défense », « Action sociale », « Soins » et « Justice ». Les familles « Finances publiques » et « Éducation, formation, recherche » sont également plus exposées (33 % et 32 %) que la moyenne (29 %). Ainsi, les personnels du ministère de l’Éducation nationale déclarent faire sensiblement plus souvent l’objet de menaces et d’insultes que l’ensemble des salariés. Globalement, les agents de la fonction publique, qui travaillent plus souvent en contact avec le public, sont plus fréquemment victimes d’agressions de la part du public que les salariés du secteur privé.

Identifier les violences dont peuvent être victimes les agents de la fonction publique, les définir et les quantifier revêt ainsi une importance particulière, afin que le collectif de travail – direction, encadrant de proximité, services des ressources humaines, acteurs de la prévention – puisse apporter des solutions adéquates : protection et accompagnement des victimes ; sanctions des auteurs de violences et harcèlement ; adaptation de l’organisation du travail pour réduire le risque de survenance de violences et harcèlement.

C’est pourquoi le présent guide propose, après un rappel des définitions et des sanctions encourues, de préciser le cadre de protection contre les violences et le harcèlement, défini par le statut général de la fonction publique (I). Puis, il offre des éléments afin de prévenir les situations de harcèlement et de violences (II) et d’intervenir lorsque ces situations se réalisent (III). Enfin, le guide présente des retours d’expériences mises en place dans les trois versants de la fonction publique (IV).

 

Guide de prévention et de traitement des situations de violences et de harcèlement dans la fonction publique

Télécharger le Guide 2017 de prévention et de traitement des situations de violences et de harcèlement dans la fonction publique.

—————————–
1. «Subir un comportement hostile dans le cadre du travail : plus de 20 des salariés s’estiment concernés », Raphaëlle RIVALIN, Nicolas
SANDERET, DARES, DARES Analyses n° 044, juin 2014.
2. Ce paragraphe et les suivants, ainsi que le tableau en annexe du présent guide sont extraits de : «Les risques psychosociaux dans la
fonction publique» (p. 196, 204, 205), Emma DAVIE, Rapport annuel sur l’état de la fonction publique, DGAFP, décembre 2014.

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mer., 15/02/2017

600 000 signatures pour des conditions de travail décentes

Quatre infirmières publient le « manifeste des 600 000 » pour des conditions de travail décentes.

Ce manifeste a été écrit par 4 infirmières exerçant au quotidien auprès des malades partout en France. Elles sont également blogueuses et observent chaque jour le malaise et le mal être de beaucoup de leurs confrères et consœurs. Ce manifeste est pour eux mais aussi pour tous ceux qui fréquentent, vivent, encouragent, soutiennent chaque jour les infirmiers partout sur le territoire français.

« Si tout va bien, je serai bientôt diplômé »

Je suis Paul étudiant en soins infirmiers de troisième année. Si tout va bien, je serai bientôt diplômé. Dans ma famille, nous sommes nombreux à exercer ou à avoir exercé des professions liées aux soins. C’est un peu comme si chacun de nous était tombé dans une potion magique à la naissance. Mon arrière grand-père me parle souvent de la guerre, de sa guerre à lui pour sauver des vies lors du débarquement de Normandie. Ma grand-mère me raconte Mai 68 et les barricades sur lesquelles elles s’est battue pour les droits des femmes et des salaires décents. Ma mère me dit ô combien il était aisé de trouver un poste d’infirmière dans les années 90. Elle me parle de l’amour qu’elle avait pour son métier, des étudiants qu’elle prenait plaisir à encadrer, du temps qu’elle passait avec eux et de sa satisfaction à les voir évoluer.

Je suis Paul, étudiant en soins infirmiers de troisième année. Si tout va bien, je serai bientôt diplômé. Hélas, je suis conscient de mes lacunes et de la détermination dont il me faudra faire preuve pour les combler. Durant ces 36 mois de formation, J’ai été peu encadré lors de mes stages. Il n’y a personne à incriminer en particulier, seul le manque de temps ou de personnel peuvent être responsables de telles situations. Dans les services qui m’ont accueilli, J’ai souvent eu le sentiment confus de boucher des trous, de colmater des brèches, de plâtrer du mieux que je pouvais et ce, avec un professionnalisme plus qu’hasardeux.

Je suis Paul, étudiant en soins infirmiers de troisième année. Si tout va bien, je serai bientôt diplômé. Je suis impatient d’entrer dans la vie active mais j’avoue que l’avenir me fait peur. Ces dernières années, les nouveaux infirmiers fraîchement débarqués sur le marché du travail ont eu des difficultés à trouver un emploi. Certains même ont dû se reconvertir ou simplement accepter des postes dans d’autres secteurs d’activités. Depuis quelques temps, le chômage a fait son entrée dans la profession. Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer les manques d’effectifs dans les hôpitaux de ce pays. Les soignants ne cessent de crier leur ras-le-bol, leur fatigue, leur impuissance à soigner des patients de plus en plus nombreux. Ils parlent souvent de cette démotivation croissante dont ils sont victimes, qui égratigne chaque jour une peu plus l’amour qu’ils ont pour leurs métiers..

Je suis Paul, étudiant en soins infirmiers de troisième année et je dis NON à la précarité de l’emploi dans un pays où l’on parle de qualité et d’efficience.

Je suis Paul, étudiant en soins infirmiers de troisième année et je dis NON aux diminutions d’effectifs et à la médecine comptable.

Je suis Paul, étudiant en soins infirmiers de troisième année et je veux pouvoir exercer mon futur métier avec passion dans de bonnes conditions.

Je suis Anna, étudiante en soins infirmiers de troisième année et je veux être un professionnel de santé efficace et compétent.

« Je sais qu’à ce rythme, je ne tiendrai pas jusqu’à la retraite »

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province. J’y travaille depuis un an, depuis que je suis dans la région. Je viens d’acheter une maison alors, un CDI, c’est toujours mieux lorsque l’on franchit les portes d’une banque. À la clinique, ils me l’ont proposé tout de suite le CDI parce que les infirmières qui veulent rester dans le coin, ça ne court pas les rues. Une petite ville de province dans le centre de la France, où le boulot se fait rare, ça n’attire pas les foules.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province. Une clinique rachetée par un fonds de pension parce que c’est comme cela qu’elle survit. Une clinique où soin rime avec rentabilité, où le patient est aussi un client

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province. Je sais que je ne ferai pas ma carrière ici. Je reste pour le moment faute de mieux mais, bientôt, je partirai vers d’autres horizons, pas forcément plus glorieux mais mieux payés en tout cas.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province et je gagne 1500 euros en travaillant à temps plein avec deux week-ends par mois.

J’ai ma besace pleine d’heures sup’ mais peu sont payées et les récupérer, je n’y pense même pas.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province. Souvent, lorsque je suis en repos, le téléphone sonne parce qu’il n’y a personne pour  » tenir » le service et que je dois revenir bosser.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province. Le soir, j’ai mal aux jambes à cause de tous ces kilomètres parcourus dans la journée. Le soir, j’ai mal au dos à cause de tous ces corps meurtris que l’on doit manipuler. Le soir, j’ai mal au cœur à cause de toute cette souffrance côtoyée.

Je sais qu’à ce rythme, je ne tiendrai pas jusqu’à la retraite parce qu’à force, ce sera mon corps qui souffrira. Quant à ma tête, elle souffre déjà du manque de reconnaissance, des conditions de travail et du salaire qui ne suit pas. Alors que je ne suis qu’au tout début de ma carrière.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province et j’ai peur. Tous les jours, j’ai peur de me tromper, de commettre l’irréparable parce que soigner dans les conditions actuelles ressemble davantage à du travail à la chaîne. Parce qu’il faut remplir le plus de lits, faire sortir les gens de plus en plus vite pour en accueillir d’autres.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province et je suis inquiète pour mon avenir. Je suis inquiète parce que, de plus en plus souvent, j’en ai marre de ce métier que j’aime pourtant passionnément. Marre de voir mes collègues quitter le navire les uns après les autres parce qu’ils n’en peuvent plus, parce que travailler comme ça ce n’est plus envisageable.

Je suis Juliette, infirmière dans une clinique de province et je veux continuer à exercer mon métier. Je veux rester infirmière. Je ne veux pas faire autre chose mais je veux faire mon métier dans des conditions acceptables. Je veux pouvoir travailler dans la sérénité, non dans le stress et la rentabilité. Je veux que ma profession soit écoutée, entendue et soutenue;

Lire les autres textes sur le site www.infirmiers.com

A tous les membres du gouvernement :
Nous sommes aujourd’hui environ 600 000 infirmiers en souffrance,
600 000 infirmiers maltraités, 600 000 infirmiers qui n’attendent que votre soutien.

Aux patients, aux familles, à tous ceux qui, un jour ou l’autre, auront besoin d’un infirmier :
Nous avons plus que jamais besoin de vous pour préserver la qualité de nos soins.
Nous avons besoin de vos voix pour nous faire entendre.

A toi qui lis ce manifeste :
Nous avons besoin de ta signature pour enfin être entendus !

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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mar., 14/02/2017

Faire reconnaître un suicide ou une tentative de suicide comme accident du travail

Le guide pratique pour les ayants droit relevant du régime général de la sécurité sociale a été mis à jour sur notre site.

Version 3, septembre 2016. Édition modifiée et enrichie à partir du travail initial et de la version 2 rédigée par François Daniellou.

L’un de vos proches s’est suicidé et vous êtes persuadé que ce suicide a une origine professionnelle.Suicides au travail : Faire reconnaître un suicide ou une tentative de suicide comme accident du travail

L’objet de ce guide est de vous aider dans les démarches que vous aurez à faire. Malgré la douleur et les nombreuses tâches qui sont liées à tout décès, il est en effet important que vous réunissiez rapidement les conditions les plus favorables pour faire aboutir votre demande, et vous permettre de déclencher ces démarches quand vous serez prêts à le faire.

Il est suggéré que vous preniez d’abord connaissance de ce document dans son ensemble, sans consulter les notes de bas de page, ni les annexes. Celles-ci vous seront peut-être utiles plus tard, quand vous en serez à chaque étape des démarches.

Vous vous engagez dans un parcours du combattant, qui peut durer plusieurs années, et qui comportera de longues périodes d’attente et des phases d’accélération brutale, pour respecter un délai de recours ou d’appel. A partir de maintenant, conservez et classez soigneusement les originaux
et des copies de tous les documents que vous envoyez ou recevez, et tous les accusés de réception des lettres recommandées.

N’oubliez pas cependant que vous n’êtes pas seuls, et que des professionnels sont également susceptibles de vous aider et de vous conseiller dans le traitement de votre situation.

Le présent guide traite donc pour l’essentiel des démarches à opérer après le suicide d’un proche, dès lors que vous l’estimez lié – totalement ou en partie – à son travail, la « procédure » à suivre et les conseils spécifiques en cas de tentative de suicide étant portés dans une annexe.

Il est conçu comme une information sur vos droits, et pas comme une liste de procédures à mettre obligatoirement en oeuvre si vous ne le souhaitez pas.

Le suicide d’un salarié à cause de son travail est un événement insupportable, qui ne peut jamais être banalisé. Écrire une « procédure » pour permettre aux vivants d’y faire face aurait aussi quelque chose d’insupportable, si cela laissait penser qu’il s’agit d’une circonstance ordinaire de la vie que chacun pourrait avoir à gérer.

Depuis environ 2006, des centaines de familles ont été endeuillées par le suicide d’un de leurs membres, dans des circonstances qui leur faisaient penser que le travail était pour quelque chose dans ce drame. Certaines se sont mobilisées pour faire reconnaître l’origine professionnelle du
décès. La gravité de la situation a conduit à la mobilisation de médecins, de psychologues, d’ergonomes, d’inspecteurs du travail, d’avocats, de juristes, de chercheurs, de syndicalistes, d’associations, d’institutions, pour mieux comprendre et prévenir les risques psychosociaux, mais aussi pour faire reconnaître l’origine professionnelle de certains suicides. Cette mobilisation a eu des effets : la presse, l’opinion publique, les organisations professionnelles ont découvert l’ampleur des risques psychosociaux et les mécanismes de leur apparition. Le mur auquel se sont heurtées les premières familles s’est lézardé, la jurisprudence a évolué. La responsabilité de l’employeur qui doit assurer la sécurité physique et mentale des salariés a été précisée.

Ce sont les fruits de cette mobilisation collective que ce petit document essaie de mettre à votre disposition :

  • vous ne partez pas de rien, d’autres avant vous ont réussi à faire ouvrir des portes qui étaient jusque-là fermées ;
  • vous vous engagez dans un parcours qui sera long et difficile, mais vous ne le faites pas complètement à l’aveugle : beaucoup d’écueils sont maintenant bien connus, beaucoup de savoir-faire ont été construits ;
  • vous vous battez pour vos droits et pour la mémoire de votre proche, mais tout ce que vous gagnerez contribuera aussi à faire avancer la jurisprudence, à débroussailler le chemin pour d’autres familles, et finalement à améliorer la prévention ;
  • ne restez pas seul ou seule : il y a maintenant beaucoup d’interlocuteurs qui peuvent vous aider, dans les consultations « souffrance et travail »3 ou les centres de consultation de pathologie professionnelle, dans les syndicats, les associations de victimes (vous trouverez les adresses des associations validées par le ministère de la justice en cliquant sur le lien suivant : http://www.inavem.org/index.php/component/association), de plus en plus d’avocats, etc. N’oubliez pas, quand vous aurez gagné la reconnaissance de vos droits, de faire le récit du chemin que vous avez suivi, et de diffuser les jugements qui vous ont été favorables, pour que cela serve à d’autres.

Dans sa version électronique, le présent guide contient des liens vers les sites sur lesquels vous pourrez trouver documents ou informations (en faisant un clic gauche avec votre souris sur l’adresse).

Pour lire l’intégralité su rapport, rendez-vous sur la page dédiée de notre site

———————————–
1 Guide rédigé à l’origine et dans ses versions 1 et 2 par François Daniellou, ex-professeur d’ergonomie à l’Institut polytechnique de Bordeaux. Le document a été repris et développé pour la version 3 avec son accord par un groupe de travail (haut)-normand sur les RPS réunissant des agents de la CARSAT, de l’inspection du travail, des assistants sociaux du travail, des psychologues du travail, des avocats et des médecins du travail. Il a
bénéficié des remarques de nombreux spécialistes en santé au travail et en droit du travail et de la sécurité sociale. Merci à eux tous.
2 Les démarches concernant les fonctions publiques d’État, territoriale ou hospitalière sont différentes. Un guide équivalent à celui-ci, pour la fonction publique, se trouve à http://asdpro.fr/?page_id=616. Pour organiser les démarches de reconnaissance du suicide d’un fonctionnaire en accident de service, rapprochez-vous d’une association comme la FNATH, http://www.fnath.org/, ou ASD Pro, http://asdpro.fr/ ou l’équipe de
http://www.souffrance-et-travail.com/

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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sam., 11/02/2017

Dans l’intimité des hôtesses de caisse

Par Valérie Couteron, avec le texte de Marie Pezé.

Intéressée par la représentation de l’homme et de la femme au travail, Valérie Couteron s’est attachée en 2005 à un supermarché et à ses «Hôtesses de Caisse». Elle nous livre une série de portraits frontaux ainsi qu’une autre partie intimiste, dans un entre-deux gestuel où les corps se libèrent de la contrainte et de la fonction travail. La plupart des caissières sont en contrat de 30 heures et nombreuses sont celles qui arrivent à cumuler une deuxième activité, bien souvent des ménages.

Le travail occupe la moitié de nos vie d’adultes, sinon beaucoup plus…

Pour le meilleur, quand il nous permet d’enrichir notre savoir, nos capacités manuelles, intellectuelles, de construire notre place dans le monde, d’être reconnu par ceux à qui nous sommes utiles, ceux pour qui nous travaillons, nos clients, nos collègues, notre hiérarchie. Quand il nous permet de nous émanciper socialement, d’être autonome, de vivre nos choix, de nos choix. Quand il nous permet de travailler ensemble, de construire un tissu solidaire…

Pour le pire, quand le travail est invisible, déqualifié ou vide de sens, quand il contraint nos corps, quand il appauvrit notre fonctionnement mental. Quand nous gagnons juste de quoi nous loger ou nous nourrir. Quand nous y apprenons la rivalité, la haine et la peur de l’autre, puisqu’on nous dit qu’il n’y a pas de place pour tout le monde…

Pour le pire, quand il use nos corps. Car le travail porte atteinte aux corps en mouvement. Ces gestes de travail si souvent répétés, abîment les corps. Femmes de ménage, caissières de supermarché, serveuses, ouvrières… regardez les! Elles sont éteintes, usées, abîmées et tristes. Si tristes…

Dans les corps abîmés de ces femmes est déposée leur trajectoire : le métier qu’on n’a pas choisi et que personne ne regarde, les horaires atypiques, le travail à temps partiel, les enfants qu’il faut laisser seuls, le salaire de misère, le travail à flux tendu… Au travail, le corps n’est considéré que comme un réservoir inaltérable d’énergie. L’organisation du travail oppose au corps humain un vigoureux désaveu. Elle le traite comme un moyen, pas comme une origine.

Voir les photos et lire la suite sur le site de Libération

 

 

Billet original sur Souffrance et Travail - Marie Pezé

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